domingo 28 de marzo de 2010

Modularité

. En informatique, la modularité consiste dans le regroupement de fonctions, de méthodes et de traitement visant à permettre d'abord de répartir le développement d'une grosse application sur plusieurs (groupes de) personnes, afin que chacun puisse faire indépendamment des autres, ses test unitaires, mais aussi, ensuite, à permettre une certaine réutilisabilité de certaines unités de traitement -modules- (et donc de portions de code) pour éviter de redévelopper des applications. La modularité est une approche structurante qui sépare un logiciel en petites unités qui, rassemblées, composeront l'ensemble du logiciel. Le fonctionnement des services Web est basé sur le principe de modularité. L’ « approche ascendante » ou bottom-up se caractérise par une suite de processus qui apportent chacun une partie fondamentale de l'édifice qu'elle cherche à produire, à partir d'éléments de base, comme dans la construction d'une maison, le montage d'un kit, ou des briques de Lego. Dans le cadre de la recherche, l’approche ascendante, tente de faire émerger des théories de la pratique. En conception logicielle, la modularité est opposée au raffinement, qui consiste à avoir une approche de conception où on affine à chaque étape le niveau de détails avec le but d'atteindre le niveau de granularité . On appelle aussi cette approche, «approche descendante » top-down. En éducation, les unités de traitement correspondent aux unités de contenu, unités de formation ou modules seulement dans le cas ou leurs caractéristiques lui permettent de construire des parcours personnalisés à travers de leur composition. Chaque groupe d’élèves peut suivre son parcours en fonction de ses caractéristiques et besoins de formation. Dans un système pas modulaire XYZn, ou les unités de formation sont disposées en séquence, un élève avec un niveau de formation XYZ3 pourrait s’insérer à partir de la séquence XYZ4 sans aucun problème pour son parcours d’apprentissage.Par contre dans le même système pas modulaire XYZn, un élève avec un niveau de formation X2-Y1-Z3 devrait s’insérer à partir de la séquence XYZ1 pour recevoir une formation complète, même si ça signifie répéter le parti X1, Z1 et Z2 car il ne peut pas réutiliser les unités de formation qu’il a déjà dans son bagage culturel. Un élément de réflexion qu’il ne faut pas oublier c’est comment opérer un découpage pédagogique sans compromettre la cohérence et la compatibilité d'un contenu ou d’un parcours formatif ? Quelle est la dimension idéale d’un module ou d’un contenu d’apprentissage? Une présentation en Powerpoint doit-elle être considéré un tout unique ou est-il possible de considérer chaque diapositive comme un objet indépendant? Évidemment la réponse peut la donner celui qui a réalisé l'objet d'apprentissage et des objectifs qu’il s'est fixé d'atteindre mais pas seulement, la question ne se résout pas si simplement et la définition reste bien ambiguë. À l'intérieur du mouvement mondial pour les Ressources Éducatives Libres (REL), Open Educational Resources (OER) en anglais, on fait référence au concept de granularité, utilisé surtout à niveau informatique, pour encadrer le contexte du débat. Granulariser la formation, c’est découper le contenu d’une matière en de nombreux items différents et indépendants ("grains pédagogiques") afin de pouvoir les combiner dans des parcours pédagogiques différents en fonction du niveau et des attentes de chaque apprenant. Le plus petit grain définira le niveau de granularité de la formation. En suivant cette logique, plus un cours est granularisé plus on pourra générer des parcours individualisés, plus un contenu de formation est petit, mayeur sera la flexibilité du système. Le problème est perdre le sens, désagréger l’activité formative en faisant un rouleau des unités de contenu pas congruent. D’autres côtés je crois nécessaire aussi ajouter un autre élément au débat sur la possibilité d’une éducation modulaire. La flexibilité en physique désigne la propriété selon laquelle un matériau souple peut être aisément courbé ou plié sans se rompre. On peut l’associer à la plasticité, l’élasticité, la cohésion, la cohérence, tout ce qui concerne la liaison étroite des différents éléments constitutifs d’un ensemble. La logique pédagogique impose que toutes les parties d’un programme éducatif aient un rapport conséquent entre eux et qu’elles soient organisées dans une progression ordonnée. La modularité ne correspond exactement pas à cette logique car elle se rapporte plus généralement à la connectivité et à la théorie des graphes. Intuitivement, un graphe est un ensemble de points, dont certaines paires sont directement reliées par un lien orienté ou symétrique. Sans approfondir ce thème si complexe maintenant, je pense qu’il faut de toute façon encadrer le sujet dans un plan logique adéquat. Pour réfléchir sur un argument qui présume un changement radical des logiques pédagogiques usuelles probablement il faudra revoir nos fondements. Je trouve que l’éducation formelle traditionnellement a toujours développé de curriculums très linéaires, de séquence de contenus de difficulté croissante.
Selon ce modèle, le prototype idéal de la connaissance est l’expert, l’érudit, le grand théoricien, le luminaire dans son domaine. La pédagogie officielle a toujours fait plus d’attention aux matières scolaires qu’à la relation entre eux. Relier les connaissances, la transversalité, l’interdisciplinarité, vise à permettre aux élèves d'être en capacité d'anticiper, de penser les complexités, d'appréhender les changements dans les manières de penser, d'intégrer les disciplines dans les cadres de pensée qui correspond aux grands problèmes
que l'esprit se pose, de donner aussi une égale importance à la culture des humanités et à la culture scientifique et pour les faire communiquer.

Actuellement l’accroissement ininterrompu des savoirs rend sans cesse plus difficile l'organisation des connaissances autour des domaines spécifiques. Le défi de la globalité pose l'inadéquation aggravée entre un savoir fragmenté et compartimenté entre les différentes disciplines d'une part, et des réalités multidimensionnelles, globales, transnationales d'autre part.

Dans ce contexte l’objectif de la pédagogie contemporaine il parait s’associer à des capacités d’adaptation au changement continu des références environnementales. Le prototype idéal de la connaissance est une personne d'esprit universel, polyglotte, polymathe, omniscience, opsimathie, et un peu viveur, La savoir faire et le savoir être est souvent plus important du savoir, de la connaissance théorique et de la cohérence interne des enseignements. L’augmentation de requis des validations des apprentissages divers et des certifications des expériences poursuit la même logique.

En évitant juger ou entrer rapidement dans des faciles orientations idéologiques ou sociopolitiques, j’aimerais garder les deux conceptions d’intelligence en cherchant trouver une relation virtuose et critique, capable de savoir employer les unes ou/et les autres selon les cas les plus opportuns.

Pour montrer la complexité des analyses requises, on peut citer l'actuel débat Piaget/Chomsky sur la définition des relations existants entre sémantique et grammaire.


Chomsky: la sémantique et la grammaire sont indépendantes, l'enfant peut découvrir les règles de la grammaire, sans avoir accès au sens des mots.

Piaget: l'enfant ne peut pas organiser les phrases sans la sémantique. S'il peut découvrir les règles de la grammaire, c'est parce qu'il a accès au sens des mots.


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